Vendredi 19 décembre 2008 5 19 /12 /Déc /2008 12:06

RESUME

 

Nos investigations se sont bornées sur la problématique de la gestion des déchets non biodégradables en ville de Butembo : cas de la commune de Bulengera. Après administration de notre questionnaire d’enquête auprès de 100  personnes qui ont constitué notre échantillon dans la réalisation de ce travail, nous nous sommes rencontré devant les résultats portant sur divers points relatifs à la gestion des déchets dans cette entité.

Les principaux résultats  obtenus élucident à suffisance que la population de la commune de Bulengera a quand même un niveau de perception d’une bonne gestion de ces déchets assez bon en dépit de certaines failles que regorge l’entité en matière d’assainissement.

Toutefois, au lieu de faire une collecte systématique de ces DNB, certains habitants trouvent solution en les jetant par-ci par-là ; soit dans les rues, soit dans les ruisseaux et certains cas nous montrent qu’ils sont laissés traînés dans des parcelles.

En effet, la notion de recyclage par retraitement qui est devenue monnaie courante dans le monde occident n’a été reconnue que par un faible taux de notre échantillon. Or, notre milieu d’étude étant une  zone urbaine, la revalorisation de ces DNB possède jusqu’ici une ampleur sombre ; et cela constitue un caractère dangereux.

Il serait donc nécessaire que les  équipes d’assainissement renforcent leurs méthodes de vulgarisation en apprenant à la communauté locale la manière d’une utilisation et revalorisation de ces déchets car cette technique possède de nombreux avantages tant environnementaux que économiques.

 

                                             


SUMMARY

 

Our investigations are focused on the problematic of the management of unbidegradable wastes in Butembo city: case of Bulengera district. After the administration of inquiry towards hundred people that have constituted our sample so that the actual study happens, we opposed (faced) to various point related to the management of wastes in the concerned area and had fund the following outcomes:

The major results obtained by sufficient facts show (prove) that the population of Bulengera district has a certain level of a good managing the waste despite of some failure from the assainisment of wastes of the area.

However, instead of doing the systematically collection of these unbiodegradable wastes, some householders realized to throw them here and there, or to throw them in the streets or in the streams and some cases prove that they are fund in the open air in the compounds.

In fact, the notion of recycling by retraitment that has been the most current activity throughout the western world one has been known by a low rate of our sample. Besides, our studying field remaining a town site, the revalorisation of these wastes has got an unclear sight, and this form a dangerous characteristic.

Then it would be necessary that the assainisment group reinforce their methods of sensitization by training the local communities the manner of utilisation and revalorisation of these wastes; for this technique has got many environmental as well as economical advantages.

Par KHASIRIKANI MBAKWIRAVYO
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Vendredi 30 mai 2008 5 30 /05 /Mai /2008 10:04

DISCUSSION

Dans nos recherches sur les plantes fourragères consommées par le lapin à Butembo et environs 36 espèces végétales, reparties en 16 ordres, ont été recensées. Comme l’avait également constaté HUGUES (1987) les plantes fourragères subspontanées interviennent  beaucoup dans l’alimentation des lapins. Elles constituent parfois, à Butembo, l’unique source alimentaire des lapins. 19 familles botaniques ont été inventoriées lors de nos investigations. La famille la plus représentée est celle des Asteraceae avec 9 espèces soit 25 %.Elle est suivie par celle des Poaceae avec 6 espèces soit 16.6%, celle des Polygonaceae représentée par 3 espèces soit 8.3%. Les familles des Solanaceae et des Amaranthaceae représentées chacune par 2 espèces ont respectivement une fréquence de 5.5%. Les familles des Apiaceae, des Basalminaceae des Brassicaceae des Commelinaceae des Cyperaceae des Caryophilaceae des Lamiaceae des Fabaceae des Malvaceae, des Oxalidaceae, des Portulacaceae, des Plantaginaceae et des Tiliaceae sont représentées chacune par une seule espèce soit 2.7%.

 

Les Asteraceae occupent une grande place dans l’alimentation du lapin dans ce milieu. Cela s’explique par leur accessibilité facile et leur abondance dans la flore subspontannées champêtres de Butembo.

 

 La plupart de ces espèces sont des plantes herbacées. Deux espèces seulement parmi celles qui ont été inventoriées ne le sont pas. Il s’agit de Sida acuta et de Conyza sumatrensis. Aucune espèce ligneuse n’est utilisée dans l’alimentation du lapin à Butembo. Cela est lié au comportement alimentaire du lapin qui préfère de l’herbe tendre comme fourrage. En plus, ces espèces renferment beaucoup de lignine qui n’est pas digestible par les Mammifères et qui par conséquent ne constitue pas un aliment.

 

Pendant notre étude nous avons aussi remarqué qu’une seule espèce des Légumineuses, le Desmodium intortum, est utilisée par les cuniculteurs.

 En effet les légumineuses subspontanées et herbacées sont rares à Butembo et environs surtout que les champs sont continuellement cultivés. La sous-utilisation des Légumineuses ou Poaceae comme fourrages du lapin par les cuniculteurs de Butembo n’est qu’une ignorance de la valeur nutritive de ces plantes. Les Fabaceae et les Poaceae sont particulièrement riches en protéines (CAPUTA, 1967).  Le Pennisetum purpureum  en contiendrait 7.6 à 22.7% contre 20.4 à 24.9% pour une légumineuse fourragère, le Pueraria javanica (KAHEHERO, 2002).

 

Nous avons aussi remarqué que pour toutes les espèces fourragères cunicoles inventoriées à Butembo la feuille constitue la partie la plus consommée par le lapin. Seulement pour 9 espèces soit 25% la feuille et la tige sont consommées par le lapin. Il s’agit de :Amaranthus viridis, Bidens pilosa, Commelina diffusa, Galinsoga ciliata, Rumex bequartii et Solanum americanum. Les feuilles sont beaucoup plus nutritives que les tiges. Lors de nos investigations, nous avons remarqué que les lapins, dans nombreux cas, consomment les feuilles et abandonnent les tiges. Cela s’explique par la valeur nutritive généralement faible des tiges, même si elles peuvent sembler succulentes (PALUKU, 1999).

 

Certaines des plantes utilisées parmi celles qui ont été identifiées lors de nos investigations jouent aussi un rôle médicinal chez l’homme et chez le lapin. Certaines lapines peuvent dévorer leurs petits à cause d’une insuffisance ou un manque de protéines qu’on retrouve dans les herbes. D’après KAGHOMA (1998), VIRA  (2001) et PAMPLONA (2001), 15 espèces fourragères du lapin identifiées lors de notre étude ont un rôle médicinal ont une valeur prophylactique et curative pour certaines maladies du lapin et de l’homme. Ces espèces et les maladies qu’elles soignent ou préviennent sont reprises dans le tableau 3.

 

Tableau 3 : Espèces fourragères à usage médicinal

 

Espèce

Maladie traitée chez le lapin

Maladie traitée chez l’homme

Ageratum conyzoides

Parasitoses du tube digestif

Gastrite, diarrhée, plaie

Bidens pilosa

-

Gastrite, diarrhée

Conyza sumatrensis

ascaridiose

Colite, Gastrite, Diarrhée, Mycose

Centella asiatica

Coccidiose

Drymaria cordata

 

Toux

Plantago palmata

Anti-inflammatoire

Gastrite, diarrhée, rhumatisme, asthme, néphrite, conjonctivite, cataracte, antidote antivénin, verminose

Polygonium nepalensis

_

Prurit cutané

Rumex abyssinicus

Diarrhée, colique, dysenterie

Rumex  bequarti

coccidiose

Gastrite, maux de ventre

Sida acuta

diarrhée

Panaris, antidote

Impatiens masisiensis

anémie

Oxalis trifolia

anémie

Passiflora edulis

Parasites du tube digestif

insomnie

Solanum americanum

coccidiose

_

Physalis peruviana

diarrhée

diarrhée

 

A Butembo, les cuniculteurs nourrissent beaucoup leurs animaux avec des plantes souvent sans ajouter des concentrés. Cette ration composée uniquement d’herbes doit influer négativement le rendement (ANONYME, 1988). Les plantes fourragères subspontanées  cunicoles identifiées en ville de Butembo peuvent être utilisées seules ou en mélange selon le cas. Lorsqu’une espèce est abondante lors de la récolte comme le Galinsoga ciliata, elle est souvent utilisée seule. Mais le plus souvent, étant donné leur dispersion est leur faible densité, les plantes sont cueillies au fur et à mesure que l’éleveur les rencontre. Un mélange de fourrages  vaut q’une alimentation monospécifique dont la valeur alimentaire est bornée. Toutefois  la valeur d’un aliment dépend de sa composition chimique et l’énergie qu’il contient (FONTAINE, 1987).

 

CONCLUSION

Au  cours de ce travail qui a consisté à l’inventaire systématique des plantes fourragères subspontanées utilisées dans l’alimentation du lapin à Butembo, nous avons retrouvé 36 espèces représentant 19 familles appartenant à 16 ordres botaniques. La famille des Asteraceae s’est avérée être la plus représentée de par le nombre d’espèces.

 

25% des espèces fourragères subspontanées utilisées par les cuniculteurs à Butembo sont des Asteraceae, 16.6% des Poaceae, 8.3%des Polygonaceae. La famille des Amaranthaceae et celle des Solananceae ont chacune une représentativité de 5,5%. Celles des Apiaceae, des Basalminanceae, des Brassicaceae, des Commelinaceae des Cyperaceae, des Caryophyllaceae, des Lamiaceae, des Fabaceae, des Malvaceae, des Oxalidaceae, des Portulacaceae, des Passifloraceae, des Plantaginaceae, et celle Tiliaceae   sont  faiblement représentées avec un taux de 2.7% chacune.

 

            Concernant les parties utilisées par le lapin dans son alimentation, la feuille est la consommée. Pour quelques rares plantes le lapin est capable de valoriser en plus de la feuille d’autres parties comme la tige et les graines.

 

Parmi les plantes fourragères subspontanées généralement  utilisées pour nourrir les lapins à Butembo et identifiées dans ce travail, 15 ont un rôle médicinal.

 

 

BIBLIOGRAPHIE

 

ANONYME, 1988, Zootechnie  Module II : Cuniculture, Filière agricole, vétérinaire et forestière, Kigali, 89 pages.

CAPUTA J., 1967, Les plantes fourragères, description et valeur, 3e édition, Payot, Lausane, 205 pages.

FISCHER E. et HINKEL H..,1992, La  nature et l’environnement  du Rwanda, Institut de recherche scientifique et technologique, Butare, 452 pages

FONTAINE M.,1987, Vade- mecum du vétérinaire, XV e édition, Vigot, Paris, 1642 pages

HAUMAN L.,1951, Amaranthaceae in Flore du Congo Belge et Rwanda-Urundi, spermaphytes, vol II, Bruxelles, pp 12-81

HUGUES D. et  LEENER P.,1987, Jardins et vergers d’Afrique, Terres et vie, Bruxelles, 354 pages

KAHEHERO K. 2002, Alimentation des Rongeurs élevés en ville de Butembo, cas du lapin et  cobaye, inédit, Butembo, 25 pages.

KAGHOMA K., 1998, Identification des plantes médicinales dans la contrée de Butembo, TFE, inédit, Butembo, 57 pages.

NDERYA P., 1998, Degré de consommation fourragères chez le lapin alimentés de plantes refusées par les bovins aux pâturages de Butembo et ses environs, TFE, inédit Butembo, 22pages.

PALUKU J., 1999, Incidence de la gale dans les élevages cunicoles de la ville de Butembo, TFE, inédit, Butembo, 25 pages

PAMPLONA G. R., 2001, Guide des Plantes médicinales, vol II, Vie et Santé, Dammarie-les-Lys Cedex, 796 pages

ROBYNS W., 1948, Polygonaceae in Flore du Congo Belge et du Rwanda-Urundi, Spermaphytes vol I, Bruxelles, pp 396-422

ROBYNS W. 1947, Flore des spermatophytes du Parc National Albert II  Sympétales, Institut des Parcs Nationaux du Congo Belge, Bruxelles, 627 pages

TROUPIN G., 1978, Flore du Rwanda- Spermatophytes, vol I Musée Royal del’Afrique Centrale, Tervuren, Bruxelles, 413 pages

VIRA V.2001, Inventaire des plantes utilisées dans le traitement de la diarrhée à Butembo, TFE, Inédit, Butembo, 25 pages

 

 

Par KHASIRIKANI MBAKWIRAVYO
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Jeudi 29 mai 2008 4 29 /05 /Mai /2008 21:38

 Par Désiré KHASIRIKANI MBAKWIRAVYO,  KAMONDO  MATATA et  KAKULE  BAYALA

 

Article publié  dans le « Journal of African and Asiatic Studies » de Patras University – Athens, Greece, volume 15 / 2006

 

INTRODUCTION

Dans le monde, le nombre de personnes sous- alimentées et mal nourries ne cesse  d’augmenter. Deux tiers de la population sont concernés par le problème de malnutrition et de sous alimentation (KYAMAKYA, 1999). En Afrique le nombre a doublé passant de 100 millions à la fin des années 60 à près de 200 millions en 1995 (ANONYME, 2000). Les causes sont principalement les conflits internes et régionaux que connaît le continent et la dégradation de l’environnement qui se caractérise par une baisse sensible de la production agricole.

            La pisciculture est une des activités dont on peut recourir dans certains pays comme la République Démocratique du Congo pour lutter contre la sous-alimentation. Elle permet aux populations de produire du poisson, même dans des régions éloignées des lacs et des grandes rivières et de valoriser certains terrains non propices à l’agriculture comme les marécages (ANONYME, 1978). Par la production du poisson elle est aussi importante dans le développement socio-économique des populations.

Parmi les espèces des poissons cultivées en République Démocratique du Congo, le Tilapia s’est montré plus rentable par rapport aux genres Clarias et Barbus qui ne fournissent pas de bon résultats en captivité (HULOT, 1956).

Cependant, malgré son importance, la pisciculture est considérée par les services de la santé publique dans bien des régions du Congo et surtout au Nord Kivu, comme le principal facteur favorisant la prolifération des moustiques anophèles, vecteurs du paludisme qui selon l’Organisation Mondiale de la Santé tue 1 à 2 millions d’hommes par an dans le monde et en invalide 300 à 500 millions (ANONYME, 2004). Les projets de pisciculture sont souvent mal accueillis par la population locale qui pourtant en a besoin pour résoudre ses problèmes nutritionnels.

Pour lutter contre le paludisme, des mesures prophylactiques prises par les services de la santé ont conduit à la suppression ou au vidage de nombreux étangs piscicoles au Nord Kivu surtout dans le territoire de Lubero (KYAMAKYA, 1999).

Dans les soucis de chercher les voies et moyens d’améliorer l’alimentation de l’homme et tout en préservant sa santé contre le paludisme il convient d’identifier dans les lacs et rivières proches des espèces des poissons capables de détruire les moustiques à l’état larvaire et pouvant vivre en association non compétitive avec le tilapia élevé dans les étangs piscicoles.

Pour la province du Nord Kivu, le lac Edouard pourrait servir de lieu d’approvisionnement en espèces entomophages à proposer aux pisciculteurs pour lutter contre la multiplication des larves des moustiques dans les étangs.

 

MATERIEL ET METHODES

Notre étude consiste à identifier parmi les espèces des poissons régulièrement  pêchées dans le lac Edouard celles qui sont entomophages et qui peuvent consommer les larves des moustiques. Pour réaliser ce travail nous avons procédé indirectement par l’étude macroscopique des contenus stomacaux de 110 spécimens de poissons pêchés à Kamandi, une pêcherie se trouvant dans le Parc National des Virunga sur la rive Sud Ouest du lac Edouard en République Démocratique du Congo (MUGHANDA, 1992).

Pour l’identification des spécimens récoltés nous nous sommes servis des clés de détermination établies par POOL (1957), LEVEQUE (1997) et HULOT (1956).

Par la suite 10 spécimens de chaque espèce identifiée ont été disséqués. Chaque fois, après la dissection, le tube digestif était prélevé et ouvert longitudinalement à l’aide d’un bistouri. Le contenu stomacal de chaque spécimen était recueilli sur un plateau et examiné directement et à l’aide d’une loupe manuelle x8 pour en détecter les constituants.

 

RESULTATS

Identification systématique

Les poissons prélevés auprès des pêcheurs ont été identifiés et les résultats obtenus sont repris dans le tableau 1 :

 

 

Tableau 1:Taxonomie des poissons ayant l’objet de nos recherche

Ordre

Famille

Espèce

Nom vernaculaire

Lepidosireniformes

Protopteridae

Protopterus dolloi

Hondwe

 

 

Protopterus aethiopicus

 

Clupeiformes

Mormyridae

Mormyrus kannume

Kasuluba

Cypryniformes

Cyprinidae

Barbus altianalis

Katendele

 

 

Labeo forskalii

Buluma

Siluriformes

Clariidae

Bagridae

Clarias lazera

Bagrus docmac

Chrysichtys branchyenema

Kabambale

Kibonde

Kighomba

Perciformes

Cichlidae

Tilapia nilotica

Tilapia leucosticta

Haplochromis guillarti

Rihere

Kitoli

Kipika ngunga

 

Le tableau 1 montre que les poissons les plus pêchés à Kamandi appartiennent à  cinq ordres : les  Lepidosiréniformes, les Clupéiformes, les Cypriniformes, les Siluriformes et les Perciformes. Ces poissons sont également repartis en six familles. Les familles des Protopteridae, des Bagridae  et des Cyprinidae sont représentées chacune par deux espèces, celles des Mormyridae et des Clariidae par une espèce chacune. Les Cihlidae  sont représentés par trois espèces.

Analyse des contenus stomacaux

L’étude macroscopique des contenus stomacaux des poissons disséqués a donné les résultats repris dans le tableau 2.

Tableau 2 : contenus stomacaux des poissons péchés à Kamandi

 

espèce

Nombre de spécimens

Contenus

Protopterus dolloi

10

Arrête des poissons

Coquilles des mollusques

Bouillie noire

Poisson entier

Protopterus aethiopicus

10

Restes os des poissons

Coquilles d’escargots

Vers annelés

Bouillie noire

Mormyrus kannume

10

Insectes ailés

Larves d’insectes

Barbus altianalis

10

Larves insectes

Insectes noirs

Annélides

Liquide jaune verdatre

Grain de sable

Labeo forskalii

10

Bouillie vert jaunâtre

Clarias lazera

10

Ecailles des poissons

Os des poissons

Coquilles des mollusques

Insectes

Débris végétaux

Bagrus docmac

10

Ecailles

Bouillie verdâtre

 

Chrysychtys branchynema

10

Bouillie verdâtre

Insectes

Débris des poissons

herbe

Tilapia nilotica

10

Bouillie verdâtre

Tilapia leucosticta

10

Bouillie noir verdâtre

Haplocchromis guillarti

10

Ossements des poissons

 

 

Il ressort de ce tableau que beaucoup de poissons communément pêchés à Kamandi n’ont pas un régime bien défini. Néanmoins, 3 espèces parmi lesquelles nous avons analysé le contenu stomacal utilisent les insectes à l’état larvaire ou imaginal dans leur alimentation et spécialement le Mormyrus kannume.

Par KHASIRIKANI MBAKWIRAVYO
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Jeudi 29 mai 2008 4 29 /05 /Mai /2008 21:24

DISCUSSION


En examinant le contenu macroscopique du tube digestif des poissons constituants notre échantillon nous  avons constaté que ces animaux n’ont pas un régime spécifique.

Les restes des os de poissons, les coquilles des mollusques rencontrés dans le tube digestif de Protopterus aethiopicus et de Protopterus dolloi montre que ces espèces sont ichtyophages et malacophages. DAMAS cité par HULOT (1950) aurait aussi trouvé dans l’estomac de Protopterus aethiopicus des jeunes Clarias. Ce régime carnivore se confirme aussi par la longueur du tube digestif qui est à peu près égale à celle du corps.

Dans le tube digestif de Mormyrus kannume nous avons retrouvé de grandes quantités de débris d’insectes à l’état larvaire et adulte. Ce régime essentiellement entomophage a été déjà observé par WORTHINGTON cité par HULOT (1950). D’après cet auteur le Mormyrus kannume pourrait être d’un grand intérêt en pisciculture à condition de disposer des étangs à fond bien colonisé par des larves d’insectes. Cette espèce larvivore pourrait alors être utile dans la lutte biologique contre la prolifération des moustiques autour des étangs piscicoles comme le Gambusia affinis qui a donné des résultats très encourageants dans la riziculture aux Etats-Unis (ARRAUDEAU, 1998). Elle peut être élevé en association avec le tilapia car il n’est pas ichthyophage.

En ce qui concerne le Labeo forskalii, le Tilapia nilotica et le Tilapia leucosticta le tube digestif des spécimens étudiés contenait toujours une bouillie verdâtre dont les constituants macroscopiques restaient méconnaissables sans doute par manque de matériel approprié et d’un laboratoire spécialisé. ORIGINAL cité par HULOT (1950) a rencontré de la vase dans l’intestin de Tilapia nilotica et du Tilapia leucosticta. La coloration noire verdâtre de la bouillie recueillie dans le tube digestif de ces deux espèces de Tilapia peut être due au fait que ces poissons se nourrissent des végétaux aquatiques comme le Ceraphyllum et la coloration noire aurait comme cause l’ingestion de la vase.

 De restes de poissons, des insectes et des végétaux ont été trouvé dans l’estomac de Bagrus docmac comme dans celui de Chysichtys branchynema. A plusieurs reprises DAMAS cité par HULOT (1950), a vu des Haplochromis et des Tilapia dans leur volumineux estomac. WORTHNGTON cité par HULOT, avait aussi signalé des débris des poissons et d’insectes dans le contenu stomacal de ces poissons.

Nous avons remarqué lors de l’analyse du contenu stomacal des spécimens que l’espèce Clarias lazera se nourrit d’insectes, des plantes aquatiques, des poissons, des mollusques et des larves d’insectes. Cet aspect est également confirmé par les travaux de DAMAS et WORTHINGTON cités par HULOT (1950). Ces chercheurs auraient trouvé dans l’estomac de cette espèce des poissons de petite taille appartenant aux genres Haplochromis et Tilapia ainsi que des larves d’Odonates et des débris végétaux.

L’analyse du contenu stomacal de Haplochromis guillarti a montré que cette espèce est ichthyophage.

Barbus altianalis, avec des restes d’ossements dans son intestin est ichthyophage mais il se nourrit aussi des végétaux, de la vase, des annélides et des larves des insectes. Avec ce régime, il ne peut pas, comme l’Haplochromis guillarti, être élevé en association avec le tilapia.

Pour certains poissons disséqués le tube digestif était vide. Nous pensons qu’ils étaient capturés avant de manger ou avaient déjà duré longtemps dans le filet.

 

CONCLUSION

 

Au cours de nos investigations, nous avons étudié les régimes alimentaires de onze espèces des poissons du lac EDOUARD dans le souci d’en trouver celles qui peuvent être utilisées à la fois dans la lutte biologique contre les larves de moustiques et dans la pisciculture de sorte les étangs ne cessent de constituer un danger permanent pour la santé des populations dans les pays en voie de développement.

L’analyse des contenus stomacaux révèle une grande plasticité du régime alimentaire de ces poissons. Presque toutes les espèces étudiées sont omnivores avec une prédilection pour tel ou tel autre régime.

De toutes les espèces constituant l’objet de notre étude, le Mormyrus kannume est larvivore et entomophage par excellence. Elle peut être élevée en association avec le Tilapia macrochir, le Tilapia melanopleura et le Tilapia randali. Il n’y aura pas de concurrence et cette espèce ne se nourrira pas du tilapia avec qui elle partage le même biotope. Elle ne détruira que les larves des moustiques et en rompre ainsi le cycle biologique. Les étangs piscicoles ne seront plus un réservoir des moustiques et un danger pour la santé humaine.

D’autres espèces larvivores existent de part le monde, il est question aux chercheurs de les identifier, d’en étudier l’écologie pour la pisciculture contribue à l’éradication de la carence protéinique dans les pays en voie de développement en général et de l’Afrique au Sud du Sahara en particulier.

  

BIBLIOGRAPHIE

1. ANONYME, 1978, Guide pratique de l’agronome, Minagri, Kigali, pp 59-79

2. ANONYME, 2000, L’avenir de l’environnement mondial, PNUE de Boeck Université, Bruxelles, pp 52-72

3. ANONYME, 2004, The Merck Manual of Medical information, second home edition, Pocket books, New York, pp 1031-1034

4. ARRAUDEAU M. 1998, Le Riz irrigué, Maisonneuve et Larose, Paris, pp 372-373

5. HUET M., 1957, Dix années de Pisciculture au Congo-Belge et au Rwanda- Urundi, Bruxelles, 109 pages

6. HULOT A., 1950, Le régime alimentaire des poissons du centre africain. Intérêt éventuel des ces poissons en vue d’une zootechnie économique in Bulletin agricole du Congo belge, vol. XLI no 1, pp. 145-176

7. HULOT A, 1956, Aperçu sur la question de la pêche individuelle au lac Kivu, Edouard et Albert, in Bulletin agricole du Congo Belge, vol. XLVII no 4, pp 1-68

8. KYAMAKYA K., 1999, Préambule à la problématique de la pisciculture dans la zone de santé rurale de Musienene et ses environs, in colloque sur la pisciculture et la santé humaine, U.C.G. pp. 16-21

9. LEVEQUE 1997, Les poissons d’eau douce et saumâtre de l’Afrique de l’Ouest Africain, Tome 1, ORSTOM, Paris, pp 56-211

10. LEVEQUE 1997, Les poissons d’eau douce et saumâtre de l’Afrique de l’Ouest Africain, Tome 2, ORSTOM, Paris, pp 98-269

11. MUGHANDA M., 1992, Etat actuel de l’exploitation des pêcheries zaïroises du lac Edouard / Idi Amin vers la destruction des populations piscicoles, FAO, PNUD, Bujumbura, 33 pages

12. OWEN O.S., 1980, Natural Resource Conservation, An Ecological Approach, 3rd edition, Macmillan, Publishing Co. Inc., New York, pp 786-788

13. POLL M., 1957, Les genres des Poissons d’eau douce de l’Afrique, Tervuren, Bruxelles, 149 pages

 

SUMMARY

This work realised at Kamandi in the Democratic Republic of Congo is a contibution to the research of larvivorus fish species which can be associated to the tilapia farming in order to avoid the dwelling of mosquitoes in the ponds.

Thus, the food diet of eleven species has been studied through the analysis of the stomacal contents. All those species are omnivorous with a predilection for some foods. The omnivorus entomophageous are represented by Mormyrus kannume and Barbus altianalis. As Mormyrus kannume is entomophageous and not ichthyophageous, it can be used for struggling against the mosquitoes by consuming their larvae. The biological struggle of these fish will then resolve one of the major health problems, malaria, in the under developed countries.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par KHASIRIKANI MBAKWIRAVYO
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Samedi 24 mai 2008 6 24 /05 /Mai /2008 21:14

Par
Désiré KHASIRIKANI  MBAKWIRAVYO*
et  Dieudonné UPOKI  AGENONGA**

  Publié dans les annales de la faculté des sciences
 de l'université de Kisangani no  treize

RESUME

 

Ce travail est une étude systématique et écologique dans laquelle les espèces, la fréquence et la richesse spécifique des Ophidiens dans le milieu de KAYNA au NORD KIVU ont été déterminées.

 

Lors de nos investigations 35 spécimens ont été collectés. Après identification, nous avons constaté qu’ils appartiennent à 8 espèces regroupées en 3 familles. Six de ces espèces sont des Colubridae et représentent 94.286 %.Il s’agit de Miodon collaris, Miodon christyi, Dasypeltis scabra, Duberria lutrix, Mehelya capensis, Philothamnus angolensis. 2.857 % des espèces identifiées dans cette région sont des Viperidae et sont représentées par Bitis arietans. Les Elapidae y sont aussi représentés par l’espèce Naja nigricollis dont la fréquence est de 2.857 %.

 

Mots clés : Ophidiens, Ecologique, systématique, Kayna

 

ABSTRACT

 

This work is a ecological and systematic study in which species, frequency and specific diversity of Ophidians at KAYNA area in NORTH–KIVU were determined.

 

During our investigations, 35 specimens have been found. After the identification, we found 8 species gathered in 3 Families of Ophidians: 6 species belong to Colubridae Family and they represent 94.286 %. Among them there are: Miodon collaris, Miodon christyi, Dasypeltis scabra, Duberria lutrix, Mehelya capensis, Philothamnus angolensis. 2.857 % are Viperidae and they are represented by Bitis arietans. The Elapidae family is represented by Naja nigricollis also make up 2.857 %.

 

Key words : Ophidians, Ecological, systematic, Kayna

 

INTRODUCTION

 

Les Ophidiens sont des animaux qui, partout au monde intéressent peu de personnes. Ils sont méprisés et considérés comme nuisibles à cause du venin que certains d’entre eux inoculent à l’homme par leur morsure. (FISCHER et HINKEL, 1992). Curieusement, malgré leur importance écologique, ils intéressent aussi moins les scientifiques et les experts en conservation de la nature. Ces animaux constituent non seulement des bio–indicateurs de la dégradation de l’environnement mais aussi une source potentielle des protéines et un moyen de lutte biologique contre les insectes nuisibles et les rongeurs.

 

Les connaissances sur la systématique et l’écologie des Ophidiens en Afrique sont fragmentaires. Le cas de la République Démocratique du Congo est encore plus frappant. DE WITTE et LAURENT (1942) sont les rares zoologistes qui ont travaillé sur l’herpétologie de ce pays dont la faune ophidienne n’est pas à négliger. L’étude des Ophidiens de la République démocratique du Congo devrait aussi constituer une préoccupation pour les zoologistes de ce pays.

 

C’est dans le but de connaître cette faune que ce travail a été amorcé. Il portera d’abord sur la région de KAYNA au NORD- KIVU.

 

Nos recherches ont eu lieu spécialement à KAYNA et ses environs, à l’Ouest du lac Edouard et du Parc National des Virunga entre 000 30et  000 48 latitude Sud et entre 0290 et 0290 35’ longitude Est. L’altitude de ce milieu d’étude varie de 1600m et 1750 m (LAURENT, 1956). La région est encadrée par les chaînes de hautes montagnes de KAMANDI à l’Est, de KASEGHE au Nord et de BUSEKERA à l’Ouest et d’IKOVO au Sud. Cette région, en cheval sur la crête CONGO-NIL, connaît un climat équatorial influencé par les montagnes (VUNYALEVE,1998). La température y varie au cours de l’année entre 200 et 260 Celsius et les précipitations s’élèvent à 1200 mm par an. La végétation naturelle est une savane herbeuse dominée  par l’espèce Imperata cylindrica (KANYERE ,1998).

 

MATERIEL ET METHODES

 

Les différents spécimens d’Ophidiens qui ont constitué notre matériel d’étude ont été collectionnés aléatoirement dans les champs et la brousse. Ils ont été ensuite conservés dans une solution de formol 4 %. Pour leur identification systématique, nous avons utilisé la clé de détermination des Ophidiens de la région des grands lacs africains de DE WITTE et LAURENT (1946), le guide des Reptiles de l’Afrique de l’Est de SPAWLS et al (2002) et la nature du Rwanda de FISCHER et HINKEL(1992).

 

La fréquence a été calculée par la formule : F= ni.100/N   F  est la fréquence, ni  le nombre d’individus et N  l’effectif total.

 

RESULTATS

 

Classification des Ophidiens rencontrés

 

Après étude systématique, il a été constaté que les 35 spécimens de serpents formant notre échantillon appartiennent aux espèces et familles reprises dans le tableau I.

Tableau 1 : Systématique des spécimens collectés

 

Numéro

Nom scientifique

Nom vernaculaire

Famille

E1

Miodon collaris

Colubridae

E2

Miodon christyi

Colubridae

E3

Philothamnus angolensis

Kianze

Colubridae

E4

Dasypeltis scabra

Kiryamayi

Colubridae

E5

Mehelya capensis

Colubridae

E6

Duberria lutrix

Vuduwe

Colubridae

E7

Bitis arietans

Mboma

Viperidae

E8

Naja nigricollis

Elapidae

 

Ce tableau 1 nous indique que la famille des Colubridae compte 6 espèces groupées en 5 genres. La famille des Viperidae comprend un seul genre avec une espèce ; il en est de même pour la famille des Elapidae.


 

Fréquence des espèces

 

La  fréquence et le nombre d’individus de différentes espèces inventoriées sont rassemblés dans le tableau 2.

 

Tableau 2:Fréquence de différentes espèces collectées

 

Numéro

Nom scientifique

Nombre ni

Fréquence en%

E1

Miodon collaris

6

17.143

E2

Miodon christyi

1

2.857

E3

Philothamnus angolensis

3

8.571

E4

Dasypeltis scabra

1

2.857

E5

Mehelya capensis

4

11.429

E6

Duberria lutrix

18

51.429

E7

Bitis arietans

1

2.857

E8

Naja nigricollis

1

2.857

Total

35

100

          

    Il ressort du tableau 2 que Duberria lutrix est l’espèce la plus fréquente (51,429%), viennent ensuite Miodon collaris (17,143%), Mehelya capensis (11,429%) et Philothamnus angolensis (8,571%). Les autres présentent la même fréquence soit 2,857%.

Par KHASIRIKANI MBAKWIRAVYO
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Dimanche 4 mai 2008 7 04 /05 /Mai /2008 21:50

Fréquence des Familles

 

La fréquence a été aussi calculée pour chaque famille et les résultats obtenus sont repris dans le tableau 3.

 

Tableau 3:Fréquence des familles identifiées

 

Numéro

Nom de la famille

Nombre d’individus ni

Fréquence en%

F1

Colubridae

33

94.286

F2

Viperidae

1

2.857

F3

Elapidae

1

2.857

Total

35

100

 

Le tableau 3 montre que la famille des Colubridae est la plus abondante avec une fréquence de 94,286%. La famille des Viperidae et celle des Elapidae  présentent une fréquence de 2,857% chacune.

 

 

DISCUSSION

 

Au cours de cette étude, nous avons identifié 8 espèces d’Ophidiens reparties en 7 genres groupés en 3 Familles. Ces espèces avaient déjà été rencontrées ailleurs au Congo par LAURENT (1956).C’est le cas de Miodon collaris que cet herpétologue signale à LUTUNGURU.Ce Colubridae est, avec 17.143% de fréquence, une espèce assez abondante dans notre milieu d’étude. Il est communément rencontré dans le sol par les agriculteurs, sous le bois mort, dans les termitières. Il pourrait se retrouver dans ces biotopes à la recherche des insectes qui constitueraient ses aliments .L’espèce Miodon christyi récoltée aussi lors de nos investigations à KAYNA avait déjà été retrouvée par le même auteur à RUANGUBA, MUHERE et LEMERA au KIVU. Elle se rencontre également au RWANDA. L’unique spécimen de cette espèce a été trouvé dans un terrier, sans doute, à la recherche des proies.

 

Le Naja nigricollis signalé au RWANDA (FISCHER et HINKEL1992) et nombreuses régions du Congo tels que MAHAGI et UVIRA (LAURENT, 1956) se retrouve aussi dans notre milieu de recherche. Il a été capturé en brousse dans la vallée de la LUHOLU à l’Ouest de la cité de KAYNA.

 

Bitis arietans retrouvé en 1956 par LAURENT à MAMBA–WANGA, RUTSHURU et MUHAVURA  se rencontre aussi à KAYNA et ses environs .FISCHER et HINKEL (1992) l’ont également signalé au RWANDA. Il en est de même pour l’espèce Philothamnus angolensis que nous avons également trouvée dans une vallée où la végétation est dominée par le carex. D’après SPAWLS et al (2002), ce serpent vit généralement dans la végétation près de l’eau et il est très commun dans le Rift Albertin.

 

De même nous avons  trouvé un spécimen de l’espèce Dasypeltis scabra   dans une bananeraie à coté du village de KISUKI. Les chercheurs LAURENT (1956) et SPAWLS et al (1992) le signalent respectivement dans la région des grands lacs africains et en Afrique de l’Est.

 

 Le Duberria lutrix a été récolté dans les champs lors du labour et en brousse. Ce serpent très répandu aussi en Afrique de l’Est, a été, d’après nos résultats, l’espèce la plus rencontrée. Sa fréquence a été de 51.429 %.

 

Lors de nos investigations, nous avons aussi trouvé l’espèce Mehelya capensis enfouie dans le sol ou cachée sous les feuilles mortes d’ Imperata cilyndrica. Cette espèce est aussi parmi les plus abondantes dans la région de KAYNA. Elle a une fréquence de 11.429%. Comme le confirme SPAWLS et al. (2002), elle est aussi présente en Afrique de l’Est, au Rwanda et au Burundi.

 

Les Ophidiens collectés pendant les cinq mois de nos recherches sont à 94. 286 % des Colubridae. PARENTI (1972) confirme aussi que, d’une manière générale, cette famille renferme un grand nombre d’espèces. En effet, la plupart de ces serpents passent une grande partie de leur temps à se chauffer au soleil. Leur surnombre parmi les spécimens observés sur terrain peut s’expliquer par le fait que ces animaux sont plus exposés, par leurs mœurs, que les autres.

 

A l’issu de nos investigations, beaucoup d’autres espèces des serpents pourraient exister dans ce milieu. Des recherches ultérieures nous permettrons de mettre au point un jour l’inventaire exhaustif des Ophidiens de KAYNA et de notre pays.

 

CONCLUSION

 

Au cours de notre étude qui s’est étalée sur 5 mois de juin à décembre 2004, il a été identifié 8 espèces d’Ophidiens à KAYNA et ses environs : il s’agit de : Miodon collaris, Miodon christyi, Dasypeltis scabra, Mehelya capensis, Philothamnus angolensis, Duberria lutrix, Bitis arietans et Naja nigricollis.

 

La famille des Colubridae est la plus représentée et occupe 94. 286 % du peuplement des Ophidiens dans la région. L’espèce la plus abondante retrouvée dans ce milieu est le Duberria lutrix dont la fréquence observée est de 51.429 %. Les Familles des Viperidae et des Elapidae sont peu représentées avec une fréquence de 2.857 % chacune.

 

Dans le milieu de KAYNA, il existe beaucoup des serpents qui ne sont pas, certainement, mentionnés dans ce travail. Il est nécessaire que d’autres chercheurs continuent cette étude et l’étendent même à d’autres régions pour qu’un jour notre objectif, celui de mettre au point une systématique complète des Ophidiens de notre pays soit atteint.

 

BIBLIOGRAPHIE

DE WITTE N. G et LAURENT R., 1946, Contribution à la faune herpéthologique du Congo belge, Revue Zoologique –Botanique Africaine no 36,  pp 101–115.

FISCHER E. et HINKEL, H., 1992, La nature et l’environnement du Rwanda, Institut de Recherche Scientifique et Technologique, Butare, 452 pages.

KANYERE K., 1998, Influence du sel de cuisine sur la croissance des lapereaux sevrés de race locale à Kirumba, T.F.E. , inédit Butembo 18 pages.

LAURENT R., 1956, Contribution à l’herpétologie de la région des grands lacs de l’Afrique centrale (Ituri– Kivu–Maniema–Tanganika–Ruanda-Urundi) série 8 in Sciences Zoologiques, Tervuren, 189 pages.

PARENTI  U., 1972, Atlas de Zoologie 2, Grange Batelière, Paris, 115 pages.

SPAWLS S. et al, 2002, The Field Guide to the Reptiles of East Africa, Academic Press, San Diego, 543 pages.

VUNYALEVE P., 1998, Contribution à l’étude des paramètres démographiques chez la  chèvre locale dans le territoire de Lubero (cas de Kayna) T.F.E. inédit, Kirumba, 24 pages.

 

 

 

 

 

 

Par KHASIRIKANI MBAKWIRAVYO
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