CONTRIBUTION A L’INVENTAIRE SYSTEMATIQUE DES OPHIDIENS DANS LA CONTREE DE KAYNA, NORD-KIVU, RD - CONGO (suite)

Publié le par KHASIRIKANI MBAKWIRAVYO

Fréquence des Familles

 

La fréquence a été aussi calculée pour chaque famille et les résultats obtenus sont repris dans le tableau 3.

 

Tableau 3:Fréquence des familles identifiées

 

Numéro

Nom de la famille

Nombre d’individus ni

Fréquence en%

F1

Colubridae

33

94.286

F2

Viperidae

1

2.857

F3

Elapidae

1

2.857

Total

35

100

 

Le tableau 3 montre que la famille des Colubridae est la plus abondante avec une fréquence de 94,286%. La famille des Viperidae et celle des Elapidae  présentent une fréquence de 2,857% chacune.

 

 

DISCUSSION

 

Au cours de cette étude, nous avons identifié 8 espèces d’Ophidiens reparties en 7 genres groupés en 3 Familles. Ces espèces avaient déjà été rencontrées ailleurs au Congo par LAURENT (1956).C’est le cas de Miodon collaris que cet herpétologue signale à LUTUNGURU.Ce Colubridae est, avec 17.143% de fréquence, une espèce assez abondante dans notre milieu d’étude. Il est communément rencontré dans le sol par les agriculteurs, sous le bois mort, dans les termitières. Il pourrait se retrouver dans ces biotopes à la recherche des insectes qui constitueraient ses aliments .L’espèce Miodon christyi récoltée aussi lors de nos investigations à KAYNA avait déjà été retrouvée par le même auteur à RUANGUBA, MUHERE et LEMERA au KIVU. Elle se rencontre également au RWANDA. L’unique spécimen de cette espèce a été trouvé dans un terrier, sans doute, à la recherche des proies.

 

Le Naja nigricollis signalé au RWANDA (FISCHER et HINKEL1992) et nombreuses régions du Congo tels que MAHAGI et UVIRA (LAURENT, 1956) se retrouve aussi dans notre milieu de recherche. Il a été capturé en brousse dans la vallée de la LUHOLU à l’Ouest de la cité de KAYNA.

 

Bitis arietans retrouvé en 1956 par LAURENT à MAMBA–WANGA, RUTSHURU et MUHAVURA  se rencontre aussi à KAYNA et ses environs .FISCHER et HINKEL (1992) l’ont également signalé au RWANDA. Il en est de même pour l’espèce Philothamnus angolensis que nous avons également trouvée dans une vallée où la végétation est dominée par le carex. D’après SPAWLS et al (2002), ce serpent vit généralement dans la végétation près de l’eau et il est très commun dans le Rift Albertin.

 

De même nous avons  trouvé un spécimen de l’espèce Dasypeltis scabra   dans une bananeraie à coté du village de KISUKI. Les chercheurs LAURENT (1956) et SPAWLS et al (1992) le signalent respectivement dans la région des grands lacs africains et en Afrique de l’Est.

 

 Le Duberria lutrix a été récolté dans les champs lors du labour et en brousse. Ce serpent très répandu aussi en Afrique de l’Est, a été, d’après nos résultats, l’espèce la plus rencontrée. Sa fréquence a été de 51.429 %.

 

Lors de nos investigations, nous avons aussi trouvé l’espèce Mehelya capensis enfouie dans le sol ou cachée sous les feuilles mortes d’ Imperata cilyndrica. Cette espèce est aussi parmi les plus abondantes dans la région de KAYNA. Elle a une fréquence de 11.429%. Comme le confirme SPAWLS et al. (2002), elle est aussi présente en Afrique de l’Est, au Rwanda et au Burundi.

 

Les Ophidiens collectés pendant les cinq mois de nos recherches sont à 94. 286 % des Colubridae. PARENTI (1972) confirme aussi que, d’une manière générale, cette famille renferme un grand nombre d’espèces. En effet, la plupart de ces serpents passent une grande partie de leur temps à se chauffer au soleil. Leur surnombre parmi les spécimens observés sur terrain peut s’expliquer par le fait que ces animaux sont plus exposés, par leurs mœurs, que les autres.

 

A l’issu de nos investigations, beaucoup d’autres espèces des serpents pourraient exister dans ce milieu. Des recherches ultérieures nous permettrons de mettre au point un jour l’inventaire exhaustif des Ophidiens de KAYNA et de notre pays.

 

CONCLUSION

 

Au cours de notre étude qui s’est étalée sur 5 mois de juin à décembre 2004, il a été identifié 8 espèces d’Ophidiens à KAYNA et ses environs : il s’agit de : Miodon collaris, Miodon christyi, Dasypeltis scabra, Mehelya capensis, Philothamnus angolensis, Duberria lutrix, Bitis arietans et Naja nigricollis.

 

La famille des Colubridae est la plus représentée et occupe 94. 286 % du peuplement des Ophidiens dans la région. L’espèce la plus abondante retrouvée dans ce milieu est le Duberria lutrix dont la fréquence observée est de 51.429 %. Les Familles des Viperidae et des Elapidae sont peu représentées avec une fréquence de 2.857 % chacune.

 

Dans le milieu de KAYNA, il existe beaucoup des serpents qui ne sont pas, certainement, mentionnés dans ce travail. Il est nécessaire que d’autres chercheurs continuent cette étude et l’étendent même à d’autres régions pour qu’un jour notre objectif, celui de mettre au point une systématique complète des Ophidiens de notre pays soit atteint.

 

BIBLIOGRAPHIE

DE WITTE N. G et LAURENT R., 1946, Contribution à la faune herpéthologique du Congo belge, Revue Zoologique –Botanique Africaine no 36,  pp 101–115.

FISCHER E. et HINKEL, H., 1992, La nature et l’environnement du Rwanda, Institut de Recherche Scientifique et Technologique, Butare, 452 pages.

KANYERE K., 1998, Influence du sel de cuisine sur la croissance des lapereaux sevrés de race locale à Kirumba, T.F.E. , inédit Butembo 18 pages.

LAURENT R., 1956, Contribution à l’herpétologie de la région des grands lacs de l’Afrique centrale (Ituri– Kivu–Maniema–Tanganika–Ruanda-Urundi) série 8 in Sciences Zoologiques, Tervuren, 189 pages.

PARENTI  U., 1972, Atlas de Zoologie 2, Grange Batelière, Paris, 115 pages.

SPAWLS S. et al, 2002, The Field Guide to the Reptiles of East Africa, Academic Press, San Diego, 543 pages.

VUNYALEVE P., 1998, Contribution à l’étude des paramètres démographiques chez la  chèvre locale dans le territoire de Lubero (cas de Kayna) T.F.E. inédit, Kirumba, 24 pages.

 

 

 

 

 

 

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